CANTINES

CANTINES
 

Le pied de fouet : Café/resto ou ventre chaud ?


Bienvenue dans la marmite d’humanité qui bouillonne ici.


Toutes ces bouches à nourrir qui entrent par 2, par 4 toutes


les 3 secondes…tous ces corps à caser coûte que coûte dans


l’exiguïté des 30 m2 du RDC ou à l’étage exprès bas de plafond


pour les formats vikings…et au gouvernail de tout ce tintamarre,


le capitaine qui balance en rafale, ses MARIE ! LES CAFES !!!


SALUT CATHY !! IL EN EST OU LE TIRAMISU ???


Ici règne la chaleur du ventre d’une baleine qui vient


d’engloutir ses millions d’animalcules planctoniques, et ça se


bouscule à l’intérieur. C’est l’image qui vient à l’esprit quand


on se laisse embarquer sur ce rafiot/café/ restaurant…parce que


les êtres affamés comme vous qui entrent en pleine conscience


au Pied de Fouet viennent se laisser passivement et avec délectation


digérer par l’endroit. Ou bien…glissent ailleurs.


Dans les grands fonds, faut d’abord s’habituer aux habitués.


On les reconnaît à leur air dégagé de tout, du bruit, des tables


serrées-serrées, à leur facilité à sourire à l’inconnu catapulté


au milieu de leur trio intime. Ils flottent dans leurs assiettes toujours


délicieuses, ou se laissent simplement porter par le flux et le reflux


des conversations. Bref, vous l’aurez compris vous ne mangerez pas


ici des sourires figés, des figures congelées ou des principes non comestibles


tel que le client est roi. Ici ce sont les murs et la cuisine qui ont édictés


la règle : c’est petit, donc on se serre les coudes et pas que physiquement.


C’est comme ça. C’est l’âme raffinée de cet endroit et ça ne se discute pas.


En somme, c’est un lieu de haute lutte contre la starkification des espaces,


et le refroidissement de la planète cœur, bref ça fait un effet à la Audiard :


on se sent dépaysé comme si bon sang c’était pas de là qu’on vient tous,


du ventre chaud de la baleine !


PS : pour des infos vraiment concrètes, consultez Monsieur Google.