Moi tout craché, dernière livraison de Jay McInerney, brillant recueil de 16 nouvelles ou « micro romans » écrits entre 1982 et 2009. Humour acerbe et sensibilité pour dépeindre une génération désenchantée.
Moi tout craché est du pur McInerney, fin, sobre, un regard perçant sur l’époque. Avec ce recueil, il rend hommage à l’écrivain Raymond Craver, son mentor, maître de la short story et aujourd’hui disparu. McInerney est chroniqueur est le chroniqueur vie new yorkaise depuis les frasques dissolues des 80s qu’il a trop bien connues avec Journal d’un oiseau de nuit (Bright lights, big city en 1984) la désillusion qui s’en suit avec Trente ans et des poussières, le New York post 11 septembre avec la Belle vie.
Publié dans le spécial New York des Inrocks, (13-19 oct) un entretien (super top génial très cool) avec McInerney « le refoulé de l’Amérique »
« Mon point de vue en tant que qu’écrivain est totalement façonné par New York. J’écris sur New York, les New-Yorkais… »
« J’étais au cœur de la culture new-yorkaise comme aucun autre écrivain ne l' a été »
« Bret a toujours eu la vision la plus sombre de nous tous, alors que la mienne est au fond plus romantique » « Bret est mon alter ego mais mon alter ego monstrueux »
Moi tout craché (How it ended) éd de L'Olivier, 298 p