La première fois que j’ai aperçu dans un clip vidéo cette espèce de petit chat chantant tout nu dans une baignoire, puis marchant sur le sol à quatre pattes, et enfin sur sa moto en smoking à jabot violet, j’ai trouvé cela bizarre.
Sa chanson ne m’avait pas vraiment plu, mais il m’avait intrigué, voire même irrité. Puis, comme toute une génération, on a pris sur la tronche l’album Purple rain. A bien y réfléchir, c’était quand même plus compliqué ça : rock et romantique, féminin et pas gay, pop mais sophistiqué (c’était la première fois que j’entendais une cymbale à l’envers dans une rythmique), gentil mais brutal en même temps comme dans Do you want me etPurple rain. Le film lui-même était anecdotique et tout de même parfaitement nouveau.
Assister à la naissance d’une star est toujours un moment délicieux à condition d’avoir la maturité pour le comprendre. J’avoue avoir été à cette époque beaucoup plus touché par Prince que par Michael Jackson dans Billie Jean ou par Madonna avec Like a Virginqui émergeaient à peu près au même moment. Bien que la personnalité de Madonna dans certaines de ses chansons était bien nouvelle et que sa prestation dans Recherche Susan désespérément était étonnante.
Ensuite, après avoir été une icône, le problème c’est de durer. Prince, lui au fond ne s’en tire pas trop mal, il a réussi à entretenir une grande part de mystère, il va peut être réussir à nous sortir un autre album fulgurant, c’est peut être celui là, en tout cas il en est capable.
Prince, Lotus flowe3r, sortie le 7 septembre 2009