Vue de Profane
Foire d’art contemporain, lieu à la mode, lieu des futures modes, endroit branché pour personnes déconnectées. Va et viens, regards biaisés derrière lunettes en écaille, airs graves, affectés, rires d’enfants, exposants exaspérés. Vêtements pensés, chaussures élaborées, dis moi ce que tu portes. Et les œuvres dans tous cela ? Ah pardon, c’est un objet ? Obama ici et là, Obama, bien sûr. Je regarde, je lis, je regarde, je lis, ne pas rire, ne rien montrer.
« Pofffp !
- Une coupe, s’il vous plaît
- Tenez, 25 euro Mademoiselle.
- Ah. »
Yo… un « bro », un Noir ! Sur stylé. Ici, toujours. Regards furtifs. Air sur-affecté.
Un coin sombre, une vidéo. A l'abri des regards : Cristina Lucas écrit « Big Band» avec un pinceau… oh…mais comment est-il entré là ? Concept. Je filme avec mes trois yeux.
J'ai dû un peu forcer la main à Hervé pour ici vous la faire partager...